Aller à la rencontre du public, dehors dans la rue.
Une envie d’être autonomes, de s’adapter aux lieux, d’improviser avec les gens, la ville, les situations.
La volonté de faire surgir au milieu de l’espace public une chorégraphie de l’instant, une «esthétique du banal» où les gestes quotidiens sont bousculés, dérangés, mis en scène pour interroger notre rapport au corps et à l’autre.

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Marie et Anlor, fondatrices et actuelles co-directrices artistique de la compagnie les mobilettes, sont installées à Saint Julien du Serre, où elles mènent depuis 2009 leurs activités de création et de pédagogie, dans une volonté de s’implanter dans le paysage local pour y développer la danse contemporaine auprès d’un large public.

 

Parcours croisés

Enfants, elles rencontrent la danse dans leur région natale, l’une dans le sud, l’autre dans le nord. Plus tard, lors de leurs études en administration culturelle, elles comprendront que c’est grâce au réseau de l’Education Populaire qu’elles ont pu pratiquer ce qui deviendra plus tard leur métier. De là, restera sûrement cette conviction intime que l’art doit être accessible à tous, sur tous les territoires, même les plus enclavés.
Marie grandit à Aubagne, Anlor près de Nantes. Pendant que l’une s’initie, au lycée, à la danse dans l’espace public avec la compagnie Ex-Nihilo, l’autre marche à côté du géant de Royal de Luxe. Les arts de la rue imprègnent très tôt leur imaginaire et leurs corps.
De leurs premières expériences professionnelles dans le secteur culturel, elles garderont une expertise mais surtout un esprit d’entreprise et de défrichage ; les outils et les armes, pour, le moment voulu, monter leurs propres projets.
En 2007, elles se rencontrent aux Rencontres Internationales de Danse Contemporaine, à Paris, où elles ont décidé de se former, de changer de cap, pour “entrer en danse”. Elles ont la chance d’y travailler avec de nombreux chorégraphes parmi lesquels Dominique Dupuy, Christine Gérard, Martin Kravitz, Alban Richard, Mié Coquempot, Susan Alexander, Lila Greene...et surtout de s’inscrire dans la filiation d’une “certaine idée de la danse”(comme dirait Jacqueline Robinson, co-fondatrice des R.I.D.C), où la place du danseur dans la “polis” - la cité - est noble ; où le métier de danseur, de pédagogue et de chorégraphe sont indissociables.
C’est là aussi qu’elles chorégraphient The Man I love, une pièce dansée pour banc public, qui marquera, en 2008, la création de la compagnie les mobilettes, “parce qu’on est mobile, et parce qu’on est des filles”.
Autre rencontre marquante et autre point commun : quelques années chez Décor Sonore, dirigé par Michel Risse, où elle affine leur exigence de l’art en espace ouvert - un espace qui transforme et à transformer, un espace de rencontres et de risques.
Marie s’installe en Ardèche en 2009 dans un désir de vivre et travailler en milieu rural. C’est tout naturellement qu’Anlor la rejoint deux ans plus tard pour ensemble développer les activités de la compagnie.
Un double profil : artistes et monteuses de projet.
Une double influence : la danse contemporaine et les arts de la rue.
Une envie commune : mettre leurs compétences, leur énergie et leur créativité au service d’un territoire.

 

Marie Chataignier - chorégraphe, danseuse et pédagogue - co-fondatrice de la compagnie

Marie Chataignier a commencé la danse contemporaine à l’âge de douze ans, dans le sud de la France. Après avoir dansé dans des compagnies universitaires, elle rejoint l’Institut des Rencontres Internationales de Danse Contemporaine (R.I.D.C.),pour suivre une formation professionnelle reconnue, où se côtoient exigence technique et diversité des chorégraphes intervenants. Son parcours s’est enrichi de ses rencontres artistiques, notamment avec Ex Nihilo, Nicole Viviers, Agnès Grelier et la compagnie Songes.
En 2006, elle part au Sénégal avec l’association Altern’active. Au sein d’un projet de caravane culturelle itinérante, Marie anime des ateliers de danse contemporaine auprès de groupes de jeunes et de femmes.
En 2008, elle participe à la création des mobilettes.
En 2010, elle rencontre Hélène Petit de la Compagnie 158 à Valence : elle y anime des ateliers de création en milieu scolaire et danse dans Lumen.
Son désir de travailler en milieu rural et de déplacer la culture vers les populations l’amène en Ardèche en 2009. Elle commence alors un travail de terrain pour développer la danse sur ce territoire, par la transmission et la création.

 

Anlor Gueudret - chorégraphe, danseuse et pédagogue - co-fondatrice de la compagnie

Anne Laure Gueudret pratique la danse depuis l’âge de 7 ans. Durant son parcours elle s’initie à plusieurs pratiques chorégraphiques: danse classique, claquettes, contact-improvisation...et se forme auprès de différents chorégraphes en danse contemporaine (Soraya Djebbar, Martha Moore, Pierre Doussaint, Julyen Hamilton…).
Elle s’intéresse aussi au théâtre et étudie au Beckett Centre for Theatre Studies de Dublin où elle monte plusieurs pièces de “physical theater”.
Formée aussi aux R.I.D.C., elle y obtient son D.E. de professeur de danse contemporaine en 2011.
Danseuse “tout terrain” et pédagogue, elle compose, improvise, interprète et “fait danser” : des soli, des pièces en espace public, pour d’autres artistes, mais aussi avec des amateurs, des personnes en difficulté, en milieu scolaire...
Co-fondatrice des mobilettes, elle s’installe en Ardèche en 2011 afin d’y développer les activités de la compagnie et plus largement, la pratique et la diffusion de la danse contemporaine auprès d’un large public.

 

...et tou(te)s celles et ceux qui font vivre les mobilettes

Manuella Rondeau, danseuse et co-fondatrice des mobilettes, chorégraphe et interprète dans The Man I Love

Henri Bruère-Dawson, comédien et acrobate, mise en jeu dans Café frappéClaire Boullant, monteuse
Julie Chapuis, compositrice dans The Man I Love
Miguel-Angel Cianca, photographe et videaste
Faye Formisano, conception des costumes dans Café frappé
Rémy Grandroques, photographe
Matthieu Paris, trésorier
Michel Risse, compositeur, directeur artistique de la Cie Décor Sonore, aide à la création sonore dans Café frappé
Eva Tourrent, réalisatrice
Louise-Michèle You, présidente et tous les adhérents...

 
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